Sandra-Tobler-Futurae-Technologies

Son conseil

«Vous n’êtes jamais seule; il est judicieux de rechercher un environnement avec des entrepreneuses et des entrepreneurs qui partagent les mêmes idées, qui sont dans une situation similaire. Il est tout aussi important de s’inspirer de l’expérience des autres.»

En 2016, nous étions trois à fonder notre entreprise. J’ai rencontré mes co-fondateurs lors d’une conférence sur la cybersécurité aux Etats-Unis. Auparavant, j’ai travaillé dans la branche de l’informatique pendant douze ans et ai trouvé problématique que la sécurité informatique dans le monde numérique soit si négligée, que les produits restent statiques et ne soient pas du tout axés sur les besoins des utilisateurs finaux.

Au quotidien, il est devenu normal pour moi d’être la seule femme, que ce soit au sein des projets ou avec les clients. Les différences culturelles sont plus problématiques, à mon avis: certaines personnes que nous conseillons sur les questions de sécurité informatique ont des connaissances obsolètes et se mettent rapidement sur la défensive. C’est un problème culturel si vous considérez le changement non pas comme une opportunité mais comme un danger.

Ce serait formidable s’il y avait plus de femmes dans ma branche, plus de diversité en général et des carrières et des histoires plus variées. Cela permettrait de créer de nouveaux modèles et aiderait les personnes en début de carrière à surmonter leur peur.

En Suisse, l’esprit d’entreprise n’est pas vraiment très bien ancré. Bien des gens pensent encore que le fondateur d’une start-up est un jeune homme en sweat à capuche qui passe son temps à jouer aux jeux vidéo. Chez nous, il s’agit plutôt d’une personne qui a travaillé dans une banque et qui se propose de résoudre un problème clairement identifié. Démarrer une start-up n’est pas un style de vie, mais représente beaucoup de travail. On devrait raconter davantage d’histoires authentiques. L’échec d’une idée ou d’une entreprise en font naturellement aussi partie. En tant qu’entrepreneur, il faut être conscient que ce n’est pas un sprint, c’est un marathon. Il faut s’intéresser pendant des années au sujet ou au problème sur lequel on travaille.

Dernière modification 19.08.2020

Début de la page

https://www.innosuisse.ch/content/inno/fr/home/resultats-et-impact/femmes-et-innovation/temoignages/sandra-tobler.html